Enfant différent à la crèche et à la maison

- 26 janvier 2020

Est-ce bien de votre enfant dont l’éducatrice vous parle ? celui qui adore ranger et qui a repris des brocolis ? Il ne s’agit pas plutôt du petit Elie ?

Mais pourquoi est-il si différent ?

Tout d’abord, la maison et la crèche sont des milieux très différents, l’une est habité par 4 ou 5 personnes que l’on connait plutôt bien, cocon assez calme et l’autre par une trentaine de minis et grandes personnes, qui souvent changent et qui sont un peu bruyants.

A la maison, il y a une routine zen et, à la crèche des rituels et des horaires assez fixes (siestes, repas) auxquels l’enfant doit s’adapter, et oui, c’est ça la collectivité !

Alors 2 scénaris possible

Votre enfant est difficile à la crèche :

Et oui, pas facile pour lui d’attendre son tour, pas facile de se faire piquer son doudou, pas facile de voir le visage de sa référente remplacé par celui d’une intérimaire et surtout, surtout, pas facile d’être loin de vous, de ne pouvoir se ressourcer près de ceux que l’on aime le plus. Alors, oui, quelque fois, il mord, il pousse, il crie, bref, il fait ce qu’il peut pour se protéger dans ce lieu parfois difficile pour lui. Son espace est sans cesse envahi par l’autre, pas possible de lire un livre sans se le faire piquer car l’autre ne peut s’empêcher de vouloir ce même livre. Pas pour l’embêter, juste parce que à cet âge-là, c’est comme ça que l’on rentre en relation.

Bien sûr qu’à la crèche, l’espace est pensé et adapté, bien sûr que les professionnels sont formés et bienveillants et c’est primordial car la collectivité, pour le tout petit, n’est pas toujours simple. Pas de pause possible, on ne peut pas s’extraire des pleurs du voisin à 18 mois en allant boire un café d’où l’importance du doudou qui rassure.

 Attention, il est aussi primordial que ni les professionnels ni vous ne mettiez vos enfants dans une case, vivre avec l’autre est un apprentissage et comme tout apprentissage, au début, on tâtonne. Alors s’il vous plaît, laissez-le apprendre et pareil pour le petit Tom que tout le monde appelle la terreur de la crèche. C’est un peu tôt pour avoir une étiquette non ? Imaginez ce pauvre petit à qui on met une étiquette, qu’entend-il toute la journée à part du négatif ? A nous, adultes, d’interagir différemment avec lui !

Votre enfant est plus « difficile » à la maison, son « terrible two est plu fort », son sommeil différent ?

L’effet de groupe favorise le mimétisme : manger avec l’autre, ranger son plateau, se laver les mains, on apprend tellement de choses à la crèche. Tout est à leur portée et tout est sécurisé et puis, ici pas de pression et pas de tapisserie à tâcher, tout est pensé pour le tout petit et il y a donc moins d’interdits en crèche.Et pour les colères, les couchers compliqués et les repas à rallonges…les écarts de conduite et les émotions débordantes sont mieux acceptés par ceux qui nous aime et nous comprenne le plus : les parents. C’est pourquoi votre enfant vous réserve sa panoplie d’émotions et il le fait car, quoi qu’il fasse, il sait que vous continuerez à l’aimer.

Et, dernière chose, si votre enfant est « difficile » à la crèche, ne le reprenez pas sur ce qu’il fait là-bas, c’est le travail des professionnels et votre enfant a tellement d’autres choses à partager avec vous.

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