La fratrie : une relation ambivalente

- 16 mars 2020

Affection, rivalité, jalousie, les relations fraternelles confrontent à tous ces sentiments. L’autre est une personne mais aussi un rival, un intrus venu prendre les bras de maman et papa. Qui est ce nouveau venu et quel est sa place ? Pourquoi vient il perturber l’ordre établi ?

L’enfant entre 1 et 3 ans peut rapidement passer de l’excitation de cette nouveauté à : « Ok c’est bon, on peut le ramener à l’hôpital, il est nul aux Playmobils » A cet âge, partager l’attention de ses parents est en effet bien difficile.

Plus grand, il peut vouloir s’occuper beaucoup du bébé quitte à en oublier de jouer où, plus subtilement, lui mettre ses bêtises sur le dos où le serrer un peu fort dans ses bras, votre surveillance doit être constante.

Quand le plus petit grandit, on voit l’émergence du lien social. C’est en effet dans les liens fraternels que se retrouvent les bases de la relation sociale. L’enfant va jouer en parallèle de l’autre avant de jouer avec lui. Un moment il va vouloir l’objet détenu par l’autre non pas pour l’objet en lui-même mais pour le désir que cela semble lui procurer. Le désir de l’autre serait-il alors plus important que le mien ? Est-il plus heureux que moi parce qu’il a ce jouet ?

Parfois, cet objet que veut l’autre est un des parents, terriblement difficile alors….chacun cherche sa place, mais cette jalousie va permettre à l’enfant de se différencier et de se dépasser, elle est donc inhérente à l’amour. Certains arriveront à la dépasser, d’autres en garderont des rancœurs tenaces toute leur vie.

Difficile de trouver sa place et son identité devant un être un peu plus grand mais qui nous ressemble sacrément, comme il a été difficile pour le grand de laisser une place à l’arrivée du plus petit. C’est d’ailleurs à cette période qu’il a redemandé un biberon à 3h du matin et refait pipi au lit. Régresser pour grandir.

Alors, comment faire pour traiter cela ? Voici quelques conseils :

  • Laissez votre ainé créer des liens avec le nouveau venu, ne forcez rien.
  • Evitez de les comparer et de leur accoler une étiquette, chacun à des plus et des moins, et vous les aimez pour des choses différentes mais nul besoin de vouloir mesurer cet amour.
  • Dites au plus grand que les soins apportés au petit, vous lui avez prodigué aussi.
  • Protégez les plus grands des attaques de tours ou des destructions de puzzle. Faites-les jouer en hauteur ou pendant la sieste des petits.
  • Laissez-les, s’il n’y a pas de violence, gérer les conflits entre eux, ne soyez pas l’arbitre, soyez plutôt le médiateur en leur demandant comment ils auraient pu gérer autrement.
  • Faites des activités en famille avec des jeux de société, des livres ou des jeux de cache-cache quand ils sont plus petits.

Et ne vous inquiétez pas l’amour se construit petit à petit et les liens qui unissent une fratrie sont irremplaçables.

N’hésitez pas à vous faire aider pour accompagner votre enfant si besoin !

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