L’imaginaire et l’enfant

- 23 février 2020

Ce monde qui n’existe que pour eux, ce monde qui les fait s’envoler vers un ailleurs, ce monde indispensable pour grandir.

Il apparait plus tôt qu’on ne le pense chez l’enfant. Le bébé déjà, sachant que son parent va arriver avec ses pleurs, va pouvoir se créer une image de lui et la représentation de celui-ci avec, si possible, un biberon à la main.

Le tout petit a donc besoin de vivre l’attente et, parfois la frustration, pour pouvoir imaginer cela. Il faut donc une frustration, toute relative, pour pouvoir se créer des représentations.

Entre 2 et 6 ans, l’imagination est particulièrement active chez l’enfant. C’est une période où

l’imaginaire permet d’être celui que l’on n’est pas, d’être fort, d’avoir des supers pouvoirs, d’être celui que l’on voudrait être par rapport à celui qu’on est. Ce n’est donc pas vrai mais c’est tellement bon !

L’imaginaire permet de revivre une situation difficile et d’en changer la fin, d’avoir un ami quand on se sent seul, de s’imaginer partir en vacances au bord de la mer sur un train de chaises avec ses copains de la crèche. En attendant son tour pour être conducteur, il va pouvoir se trouver un autre rôle (contrôleur ?) et exercer sa patience, parce qu’être chauffeur du train, c’est quand même le but.

Loin d’être inquiétant, cet imaginaire et parfois, l’ami qui va avec est donc un signe de créativité de la part de votre enfant.

De plus, il va lui permettre d’affronter certaines peurs. Il va faire apparaitre le monstre sous le lit et, en même temps, le chevalier qui va le déloger. Votre enfant développe ainsi sa confiance en lui.

Pour l’aider à accéder à cet imaginaire, voici quelques idées :

  • Tout d’abord, faire simple. Rien de mieux qu’un rouleau de papier essuie-tout et un carton pour se croire pirate.
  • Nourrissez son imaginaire par des histoires et des contes, mais attention en livre, pas sur un écran, où racontez-lui des histoires que vous avez vécues.
  • Ne brimez pas sa créativité. Ce dessin qui pour vous est un arbre est peut-être, pour lui, une personne ! Evitez donc de lui donner vos représentations (plus limitées) d’adulte.
  • Remplissez une malle à déguisement, rien de mieux pour devenir un autre que de se cacher sous une cape.
  • Et surtout, pour s’ennuyer et imaginer, il faut s’embêter !

Et pour l’ami imaginaire qui partage vos repas, ne vous inquiétez pas, vers 7 ans, il devrait partir…. Le mien s’appelait Benoît et le vôtre ?

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